|
INVITATION L'Association
Historique et Généalogique Saint Pierre et Miquelon-Bretagne vous
convie une conférence intitulée: "Aperçus
de cette histoire d'Acadie et de Saint Pierre et Miquelon et leurs relations avec
la Baie de Bourgneuf ", donnée le vendredi 2 juillet 1999 en la salle municipale
de Saint Cyr en Retz par Monsieur Michel Poirier, historien de l'Université
de Nantes. Ass. St
Pierre et Miquelon-Bretagne, 62 rue de la Méthode 44100 Nantes.
Tél: 02 40 31 33 47. Communiqué
de presse. Le
dernier curé d'Acadie retrouvé en Baie de Bourgneuf, construisant,
en 1758, un calvaire à Saint Cyr en Retz. C'est dans la mouvance et
à l'approche du prochain sommet des chefs d'état des pays francophones
qui va se tenir à Moncton du 3 au 5 septembre prochain, au Nouveau-Brunswick
, province faisant partie de l'ancienne Acadie et située à la pointe
Est du Canada, que va se produire cette conférence. Docteur en histoire
de l'Université de Nantes, le conférencier est natif de cet Archipel
de Saint Pierre et Miquelon, là où, en 1763, ( traité de
Paris) lors de la perte du Canada, qui ne laissait que ces îles à
la France, un fort contingent d'Acadiens, inconditionnels français, trouvèrent
un refuge qui se révélera fort précaire. La perte du
Canada avait été précédée en Acadie de la déportation,
commencée en 1755 à Grand-Pré, de quelque 8000 acadiens sur
12000. Ces réfugiés,
entassés vers les futures colonies américaines trouvèrent
aussi refuge dans tous les ports de la côte Atlantique. L'on connaît,
dit l'auteur, les établissements alors procurés en France à
ces déportés: sur la "ligne acadienne", à Belle-isle
en Mer, mais l'on s'est fort peu intéressé du pourquoi de
l'échec du projet d'implantation en l'île de Bouin, alors que
le propriétaire n'était autre que l'ambassadeur français
en Angleterre.. en charge des modalités de rapatriement en France des
Acadiens. De même que l'on ignore que Armand Du Plessis de Richelieu,
le cardinal Ministre et créateur de la Compagnie des Cent associés
( Nouvelle-France, comprenant donc l'Acadie) fut aussi (de 1604 à 1628,
succédant à son frère le cardinal de Lyon) abbé commendataire
de l'abbaye de l'île Chauvet Bois de Cené ( érigée
sous le vocable de Notre Dame de l'Assomption ). A l'identique, bien peu
savent que le premier maçon acadien, né vers 1620, aurait
vu le jour à .. Beauvoir sur Mer. L'Acadie,
où le chef-lieu français fut établi en 1603 par Samuel
Champlain avant que ce dernier ne se dirige sur Québec, se développa
surtout vers ces années 1640. Le gouverneur d'alors est un petit cousin
de Richelieu, Charles de Menou d'Aulnay, un petit seigneur poitevin, natif de
Martaizé, près de Loudun. Une cinquantaine de familles ( totalisant
400 personnes), asséchant des terres suivant la méthodes pratiquées
dans les marais salants, y sont recensées en 1671 à Port Royal,
et portent alors les patronymes suivants: Arseneau (Orsonneau ??) Babin, Bernard,
Blanchard, Bourreau, Cormier, Bourgeois, Dugas ( Dugast), Gaudet, Guérin,
Le blanc, Hébert, Bourg, Mercier, Poirier, Richard, Terriot, Thibaudeau,
Sire, Vincent... toutes des famille fort prolifiques de douze enfants et
plus . Toujours dÎactualité,
" Les Acadiens aux îles Saint Pierre et Miquelon, 1758-1828", thèse
soutenue à Nantes par l'auteur en 1984 et publiée la même
année aux Editions d'Acadie, à Moncton, met en évidence les
malheurs de ces habitants de Saint Pierre et Miquelon déportés en
1767, 1778 ( guerre d'indépendance américaine ) et 1793. C'est ainsi
que, depuis leur arrivée en décembre 1795 et jusqu'en mars
1816 quelque 200 marins de Saint Pierre et Miquelon remplaceront en partie
, dans le port de Nantes et sur la côte les marins nantais engagés
dans la marine militaire. Plusieurs resteront dans la région. En
1830 le maire de Batz n'était autre que le principal négociant
en sel, François-Xavier Le Blanc, déporté de cet Archipel
comme l'était aussi Laurent Coste, premier adjoint au maire de Montoir
ou son cousin, Béloni Coste, né sur le navire qui le déportait
de Boston sur Nantes en 1795 et mort en 1854 alors qu'il était le syndic
des gens de mer de Bourgneuf. On retrouvera surtout la majorité ( des Coste,
Cormier, Bourgeois, Le Blanc, Hébert) comme capitaines baleiniers des principaux
négociants armateurs nantais que sont les Dobrée, Couy,
Grou.. Simon Coste, fils d'une Cormier, habite, jusqu'à son décès
aux Couets, à Bouguenais près de Nantes, le principal capitaine
de Ange Genevois dont le fils se découvre curieusement être le meilleur
ami d'enfance de Jules Verne. C'est que l'histoire se rapproche ici du littéraire:
Un autre Saint Pierrais (Pierre Douville), capitaine de "L'Impétueux",
de l'escadre de Brest, ne se vit-il pas coulé , lors de la bataille
de Prairial (1792) au large d'Ouessant aux côtés du "Vengeur du Peuple",
ce même navire dont "Le Nautilus" de « Vingt mille lieues sous les
mers" découvre l'épave ??. Une quantité impressionnantes
de "proximités" se découvrent entre Jules Verne et Saint Pierre
et Miquelon,reliant ainsi l'Acadie. C'est d'ailleurs la généalogie
(côté maternel ) de Jules Verne qui engendre cette conférence:
L'oncle Prudent de la Fuye , chez qui Jules Verne aime à se retrouver en
famille à Brains n'a-t-il pas eu pour mère une Cormier ( épouse
d'un De La Fuye né à Martaizé, près de Loudun au Poitou
et armateur pour les îles, née à Bourgneuf et dont les ancêtres
sont tout autant Cormier que Bourgeois ou Hébert vivant à Bourgneuf,
Saint Cyr en Retz ou Prigny ??. Cette généalogie, qui sera affichée
à l'appui de la conférence, va se trouver face à l'acte de
décès du dernier curé d'Acadie et de la mention dans les
registres paroissiaux de la construction par lui d'un calvaire ( il s'agirait
de celui dit de "La Haute Croix", en dehors du village ) à Saint Cyr en
Retz, du 17 septembre au 6 octobre 1758, alors que ses anciennes ouailles d'Acadie
arrivaient (1758-59) par lambeaux dans les ports français. Si, à
l'heure actuelle, il n'a pu être retrouvé les origines en France
que de quelque huit familles acadiennes sur plus de quarante, il semble certain
que les pêcheurs de la Baie de Bourgneuf en ces années 1640
n'ignoraient pas où se situait cette Acadie. Le Président Boju,
président du Parlement de Bretagne et dont le château de famille
et sa résidence principale se situait sur le domaine de « l'Arsangle>>
à La Chevrolière pourrait sans doute en dire plus à
ce sujet. Le développement de ce sujet inédit, prenant, par un conférencier
peu avare quant à la comptabilité du nombre de phrases est aussi
très attendu de l'autre côté de l'Atlantique qu'il traversera
peu de jours après sa prestation. Note:
La venue du dernier curé d'Acadie à Saint Cyr en Retz et sa vie
et sa mort dans la région fait l'objet d'un article publié dans
les Cahiers de la Société Historique Acadienne (Université
de Moncton, Nouveau-Brunswick, Canada) de juin 1999 sous le titre : << Les
dernières années , chez les Jésuites de Nantes, de
la vie du dernier curé de Grand- Pré, en Acadie , Jean-Baptiste
Chanvreulx >>. Cet
article sera aussi présent sous peu sur le site internet << Encyclopédie
de Saint Pierre et Miquelon, recherche à "Miquelon.net"
ou tout simplement au mot "Miquelon". Diverses photos montreront le village
de Saint Cyr, les marais et le calvaire de "La Haute-Croix". Communiqué
annonçé sur : (www.francocanada.gc.ca)
sur http://actualite.acadie.net
(www.acadie.net) Et sur http://www.mvnf.civilisations.ca
Liens internet avec le Pays de Retz : http://home.worldnet.fr/henri44m/pays_retz.htm
|