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Histoire des îles St Pierre et Miquelon

GrandColombier.pm - Histoire des îles St Pierre et Miquelon

Andrée Lebailly

andreelebaillyJ’ai appris aujourd’hui, avec beaucoup d’émotion, la disparition de Mme Andrée Lebailly. Son regard original, détaché de l’eurocentrisme excessif et du formalisme colonial de l’immense majorité des livres du vingtième siècle, a permis l’émergence de nouvelles approches face à l’histoire de Saint-Pierre et Miquelon.

Par les nombreuses interrogations posées par ses textes, Mme Andrée Lebailly a su ouvrir des pistes nombreuses pour ceux et celles qui veulent s’intéresser à l’histoire de notre archipel. C’est grâce à cette impulsion que je me suis plongé dans la riche histoire de la cartographie et de la toponymie de  Saint-Pierre et Miquelon et je me dois aujourd’hui de lui dire un merci posthume.

Saint-Pierre et Miquelon, Histoire de l’archipel
Andrée Lebailly
ISBN 10: 2906377023 / 2-906377-02-3
ISBN 13: 9782906377028
Editions J.J.O, 1988

 

Gilbert de Bournat : la rédaction du ‘Coup de Saint-Pierre’

Ceci est le cinquième texte d’une série de six articles, consacré à l’ancien gouverneur des îles Saint-Pierre et Miquelon.

Le Coup de Saint-Pierre est une œuvre pour le moins singulière par son exécution, son plan et son objectif. Publié en 1974 à compte d’auteur, l’auteur débute par une présentation de la géographie terrestre et maritime.

Arrive ensuite un portrait démographique superficiel qui s’enfonce très rapidement dans le paternalisme et la caricature : les Miquelonnais sont « un petit peuple à part, plein de bon sens », les Saint-Pierrais sont « frondeurs » et d’une « sensibilité extrême ». Certes, de Bournat fait l’éloge de la générosité et l’hospitalité des habitants, mais cela n’est qu’un prélude à son analyse approfondie du caractère insulaire à travers une série d’évènements historiques : l’affaire Néel, l’affaire des Clabords, l’affaire des Inventaires, l’incident de juillet 1933 et les troubles de 1965. L’objectif ? Brosser le portrait d’une population dont certains éléments seraient toujours des agitateurs en puissance.

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Gilbert de Bournat : ses activités d’après guerre [4/6]

Ceci est le quatrième texte d’une série de six articles, consacré à l’ancien gouverneur des îles Saint-Pierre et Miquelon.

Dès l’après guerre, il devint alors membre actif d’un groupe nommé « Association des amis de Saint-Pierre-et-Miquelon » dont le siège social se trouvait à Paris. Cette association fut présidée par Michel Geistdoerfer, ancien délégué de Saint-Pierre et Miquelon au Conseil Supérieur de la France d’Outre-mer. On retrouvait  aussi au bureau du Conseil d’Administration de l’Association un certain Jean Burollaud, directeur et fondateur du journal l’Expansion française.

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Gilbert de Bournat : décembre 1941, l’arrivée de la France Libre et l’exil [3/6]

Ceci est le troisième texte d’une série de six articles, consacré à l’ancien gouverneur des îles Saint-Pierre et Miquelon.

Le départ de Gilbert de Bournat et de son épouse Suzanne devint un sujet préoccupant pour les gaullistes et l’Amiral Muselier. Que désirait véritablement l’ex-administrateur ? Pendant un temps il demanda son envoi sur Halifax où étudiait sa belle fille Nicole. Selon ses dires, les gaullistes s’opposèrent à cette requête de crainte de le voir présent dans la proche région de Saint-Pierre et Miquelon.

Prisonnier pendant plus de cinquante jours sur un des navires du port de Saint-Pierre, son départ se fit à bord du Roselys commandé par le Lieutenant de Vaisseau Bergeret. Première escale à Argentia, c’est accompagné par deux torpilleurs et une corvette que le convoi traversa l’Atlantique vers l’Irlande du Nord : un temps menacé par des U-Boats, le convoi arriva à Londonderry.

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Gilbert de Bournat : brève étude de sa correspondance d’avant-guerre [2/6]

Ceci est le deuxième texte d’une série de six articles, consacré à l’ancien gouverneur des îles Saint-Pierre et Miquelon.

La lecture des quelques esquisses de lettres privées restées dans les papiers personnels du comte nous révèle les préoccupations d’un administrateur dévoué. Ainsi en témoignent deux lettres adressées à ses parents en 1938 et 1939.

Dans la première, datée du 14 mai 38, adressée à sa mère, Gilbert de Bournat expose brièvement les difficultés de sa tâche et son propre dévouement :

« Je (illisible) comme une brute pour essayer d’améliorer au moins légèrement la situation d’un pays où la vie est terriblement difficile et où le montage de la plus petite affaire se heurte à toutes sortes de difficultés invraisemblables…… Mis à part la période durant laquelle les Etats-Unis ont été légalement au  – Régime Sec – et qu’a donné (..) à une intense contrebande dont les pays voisins, dont St Pierre, ont / a profité il faut bien en effet constater que depuis 400 ans, notre pauvre Archipel de l’Amérique du Nord et ses habitants ont toujours été dans la misère noire malgré tous les efforts de mes quelques / très nombreux / 200 prédécesseurs.

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Gilbert de Bournat : introduction, origines et son arrivée aux îles [1/6]

Ceci est le premier texte d’une série de six articles, consacré à l’ancien gouverneur des îles Saint-Pierre et Miquelon.

Photo Briand, 193x -1941

Photo Briand, 193x -1941

Véritable Sisyphe, cherchant éternellement à réécrire l’histoire, Gilbert de Bournat restera une figure fascinante de l’histoire de Saint-Pierre et Miquelon. Grand perdant des évènements de 1941, son obsession du devoir, sa méfiance profonde du gaullisme embryonnaire et son profond attachement à des valeurs catholiques et traditionnelles l’enfermeront dans une impasse historique dont il ne pourra jamais se défaire.

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